16/10/2013 22:00 par Sinfonia

  


16/10/2013 21:59 par Sinfonia

  


13/10/2013 12:10 par Sinfonia

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Misia

13/10/2013 11:23 par Sinfonia


13/10/2013 11:21 par Sinfonia

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13/10/2013 11:20 par Sinfonia


 Les symboles de l'Arc de Triomphe de Lisbonne

 Les rose-croix, inspirateurs du plan de Lisbonne et de Washington?

 


 Bien que plusieurs villes européennes possèdent leur arc de triomphe, expression de l'Empire Temporel, celui de Lisbonne renvoie surtout à la notion d'Empire Spirituel: il suggère en effet qu'il a été construit pour être un jour traversé par l'Empereur Universel Caché, selon la tradition du Cinquième Empire, qui inaugurera un Nouvel Age du monde à partir de Lisbonne. De ce point de vue mythique et sacré, cet arc triomphal représente donc la porte symbolique et décisive vers le dernier translatio imperii* de l'humanité.
 Symboliquement, l'arc évoque le seuil des mystères, le passage des ténèbres de l'ignorance à la Lumière de la Sagesse que la Lisbonne mythique recèle. Il annonce la Résurrection spirituelle, signalée par la Croix de Saint-André et, en son centre, la rose du roi caché, visibles au sommet interne de l'Arc. Sa façade postérieure, du côté de la rua Augusta, est dotée d'une énorme horloge qui marque fatalement le temps qui manque pour l'avènement du Cinquième Empire.
 La rose et le Croix de Saint-André indiquent que les Constructeurs Libres de l'époque du Marquis de Pombal, qui ont reconstruit la Nouvelle Lisbonne après le seïsme de 1755, étaient inspirés par la mystique des anciens rose-croix, adeptes du christianisme primitif. Ceux-ci firent leur apparition au Portugal vers 1700, d'abord cachés dans la piété franciscaine du couvent de Espirito Santo de Mafra, où ils résidèrent, puis révélés, à partir de 1717 par la Casa Real dos Maçons Lusitanos (Maison Royale des francs-maçons lusitaniens.) Une fois Lisbonne reconstruite, ces adeptes mystiques disparurent aussitôt des annales historiques portugaises. Certains disent qu'ils s'en furent fonder la ville de Washington, aux Etats-Unis, dont le plan s'inspire, dans les grandes lignes, de celui de Lisbonne.
 L'Arc de Triomphe de la rua Augusta est une oeuvre monumentale, à l'echelle de l'architecture de l'époque de Pombal. Il ne fit l'objet d'un concours qu'en 1843, sous le gouvernement de Costa Cabral, fut exécuté en 1862 et n'arriva à sa conclusion qu'en 1873, grâce au projet de Verissimo José da Costa, suite à l'intervention de Vitor Bastos et du Français A.C.Camels.
 La sculpture de Camels, au sommet du monument, représente la Lusitanie Glorieuse, représentée en Grande Mère Universelle, récompensant Apollon et Minerve (l'Illumination et la Compréhension) ou encore, la "Gloire couronnant le Génie et la Valeur."

 

 

 

 *Le transfert de la  Puissance- Translatio Imperii


 L'expression latine Translatio Imperii, qui signifie aussi bien la "succession des empires" que le "transfert de la puissance", est un concept créé au Moyen Age en Europe pour décrire l'histoire comme un phénomène linéaire: une succession de transferts de pouvoir d'un gouvernant suprême, imperador, au suivant, qui dirigera l'imperio, marquée par des cycles bien définis.
 Chaque auteur décrivait le plus souvent le Translatio Imperii comme une succession qui aboutissait au pouvoir suprême entre les mains du roi ou de l'empereur de la région où il résidait. Il établissait l'origine spirituelle et temporelle de son pays jusqu'à ce que sa puissance impériale s'affirme, en incorporant les cultures antérieures qui avaient contribué à la formation de ses caractéristiques religieuses, culturelles et sociales. 


13/10/2013 11:18 par Sinfonia

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13/10/2013 11:16 par Sinfonia


A Noite e o Caos são parte de mim. Dato do silêncio das estrelas. Sou o efeito de uma causa do tempo do Universo [e que o excede, talvez]. Para me encontrar tenho de me procurar nas flores, e nas aves, nos campos e nas cidades, nos actos, nas palavras e pensamentos dos homens, na luz do sol e nos escombros esquecidos de mundos que já pereceram.

Quanto mais cresço, menos sou eu. Quanto mais me encontro, mais me perco. Quanto mais me sinto mais vejo que sou flor e ave e estrela e Universo. Quanto mais me defino, menos limites tenho. Transbordo Tudo. No fundo sou o mesmo que Deus.

Na minha presença hodierna têm parte as idades anteriores à Vida, os tempos mais antigos do que a Terra, os ocos do espaço antes que o mundo fosse.

Na noite onde nasceram as estrelas comecei a constelar-me de ser.

Não há um único átomo da mais longínqua estrela que não colaborasse no meu ser.

Porque Afonso Henriques existiu, eu sou. Porque Nun'Álvares combateu, existo. Seria outro - não serei, portanto - se Vasco da Gama não tivesse achado o Caminho da Índia nem Pombal tivesse governado (...) anos.

Shakespeare é parte de mim. Para mim trabalhou Cromwell quando arquitectou a Inglaterra. Ao ganhar com Roma, Henrique Oitavo fez-me ser hoje o que eu sou.

Para mim pensou Aristóteles e cantou Homero. Neste sentido místico e profundo deveras [...], Cristo morreu por mim. Um místico índio que eu não sei se existiu, há 2000 anos colaborou no meu ser actual. Pregou moral Confúncio à minha presença de hoje. O primeiro homem que achou o fogo, o que inventou a roda, o primeiro que ideou a seta - se hoje eu sou eu é porque eles existiram.


~

 

La nuit et le chaos font partie de moi. Je remonte au silence des étoiles. Je suis l’effet d’une cause du temps de l’univers et qui peut-être l’excède. Pour me trouver, je dois me chercher parmi les fleurs, les oiseaux, les champs et les villes, dans les actes, les mots et les pensées des hommes, dans la lumière du soleil et les ruines oubliées des mondes aujourd’hui disparus.

Plus je grandis, moins je suis. Plus je me trouve, plus je me perds. Plus je m’éprouve, plus je vois que je suis fleur et oiseau et étoile et univers. Plus je me définis, moins j’ai de limites. Je déborde tout. Dans le fond je suis le même que Dieu.

Ma présence actuelle contient les âges antérieurs à la vie, les temps plus vieux que la terre, les trous de l’espace avant que le monde soit.

Dans la nuit où sont nées les étoiles, j’ai commencé à me consteller d’être. Il n’y a pas un seul atome de la plus lointaine étoile qui ne participe à mon être. Parce que Alfonso Henriques a existé, je suis. Parce que Nun’Alvares a combattu, j’existe. Je serais autre — je ne serais pas, donc— si Vasco de Gama n’avait pas découvert la route des Indes et si Pomba n’avait gouverné. Shakespeare fait partie de moi. Cromwell a travaillé pour moi quand il a construit l’Angleterre. En triomphant de Rome, Henri VIII a fait de moi ce que je suis. Pour moi, Aristote a pensé et Homère chanté. En un sens mystique et profond véritablement [...], le Christ est mort pour moi, Il y a deux mille ans, un mystique indien dont j’ignore s’il a existé a pris part à mon être actuel. A ma présence d’aujourd’hui Confucius a édicté une morale. Le premier homme qui a découvert le feu, celui qui a inventé la roue, celui qui a conçu la flèche —si aujourd’hui je suis moi c’est parce qu’ils ont existé.

 


Fernando Pessoa,Anarquismo/Anarchisme.


13/10/2013 11:14 par Sinfonia

  • 13/10/2013 11:14 par Sinfonia


13/10/2013 11:13 par Sinfonia

La table de Fernando Pessoa

 Là où Pessoa rêvait du "Cinquième Empire"

 

 Le café-restaurant Martinho da Arcada restera à jamais liè à la présence d'un client assidu, Fernando Pessoa, qui y écrivit la plupart de ses poèmes, entre autres ceux qui constituent le seul livre qu'il ait publié de son vivant-Mensagem.
 Dans un coin discret, devant un café, une eau de vie et une cigarette, il évoquait Bandarra et Antonio Vieira, rêvait du roi caché et du Cinquième Empire et essaya de dévoiler et d'annoncer avec certitude la destinée majeure du Portugal.
 Pour rendre hommage au plus grand défenseur contemporain de la langue portugaise, le gérant du Martinho da Arcada a laissé à leur place la table et la chaise où il avait l'habitude de s'asseoir. L'espace est entouré de photos souvenirs et d'autographes de l'auteur. C'est actuellement le lieu de rendez-vous obligatoire des réunions littéraires entre spécialistes et admirateurs de Pessoa. Certains d'entre eux, et ils sont loin d'être rares, se sont même tellement imprégnés du personnage qu'ils ont adopté ses tics.
 Situé à l'un des angles du Terreiro do Paço, sous les arcades qui lui ont donné son nom, ce café-restaurant existe depuis 1778. Alors connu comme Café da Neve (Café de la Neige), il était installé dans l'un des premiers édifices qui furent construits Praça do Comercio, après le seïsme de 1755. On y servait des boissons diverses et des glaces réputées à cette époque, d'où son nom de Café da Neve. Puis, en 1784, il fut connu sous le nom de Casa de Café Italiana (Maison de Café Italienne), en raison de son propriétaire italien, Domingos Mignani, avant de devenir, en 1795, O Café do Comercio. Vers 1809, on le désignait couramment comme le Café dos Jacobinos, car il était fréquenté par des jacobins et libertaires de l'époque. En 1820, il s'appelait Casa da Neve, était la propriété d'un certain Simão Fernandes, et recevait la société élégante de Lisbonne qui allait y savourer ses glaces, toujours très appréciées. En 1823, il changea encore de nom avec son nouveau propriétaire, un certain Anselmo, avant que l'année suivante, il ne soit racheté par José de Melo. En 1829, encore un nouveau propriétaire, Martinho Bartolomeu Rodrigues, qui donna son nom actuel à l'établissement. Il y fit d'importants travaux qui le transformèrent en l'un des meilleurs café-restaurant de Lisbonne, puis le légua par testament au greffier du Tribunal de Commerce, Julião Bartolomeu Rodrigues, qui devint son propriétaire en 1899.