13/10/2013 11:12 par Sinfonia

  • 13/10/2013 11:12 par Sinfonia


13/10/2013 11:11 par Sinfonia


 I - Whether we write or speak or do but look

 


 Whether we write or speak or do but look
 We are ever unapparent. What we are
 Cannot be transfused into word or book.
 Our soul from us is infinitely far.
 However much we give our thoughts the will
 To be our soul and gesture it abroad,
 Our hearts are incommunicable still.
 In what we show ourselves we are ignored.
 The abyss from soul to soul cannot be bridged
 By any skill ol thought or trick of seeming.
 Unto our very selves we are abridged
 When we would utter to our thought our being.
 We are our dreams of ourselves, souls by gleams,
 And each to each other dreams of others' dreams.
 

 ~


 Que nous écrivions, parlions ou simplement regardions
 Nous sommes toujours inapparents. Ce que nous sommes
 Ne peut être transfusé dans un mot, dans un livre.
 Notre âme est infiniment de nous-mêmes éloignée
 Même si nous nantissons nos pensées du pouvoir
 D’être notre âme et de la manifester au dehors
 Nos cœurs restent encore incommunicables.
 Nous sommes ignorés en ce que nous
 montrons comme nous-mêmes
 L’abîme d’âme à âme ne peut être comblé
 Par aucune adresse de pensée ni aucune ruse d’apparence
 Nous sommes restreints jusqu’au fond de nous-mêmes
 Quand nous tentons d’exprimer notre être à notre pensée.
 Songes de nous-mêmes, tels nous sommes, lueurs d’âmes,
 Les uns pour les autres songes de songes rêvés par d’autres.

 

 

 Fernando Pessoa, 35 sonnets, Que nous écrivions, parlions ou simplement regardions, 1918.


13/10/2013 11:10 par Sinfonia

  • 13/10/2013 11:10 par Sinfonia


13/10/2013 11:08 par Sinfonia

Le message caché de la Place du Commerce.

 Le tarot à l'origine de la conception de la Place du Commerce

 


 A la suite du seïsme de 1755 de Lisbonne, toute la zone riveraine du Tage fut détruite et on traça les contours d'une nouvelle Praça do Comercio (Place du Commerce) sur l'ancien Terreiro do Paço (Place du Palais). Oeuvre des architectes Eugénio dos Santos et Carlos Mardel, celle-ci est tenue aujourd'hui comme l'oeuvre de référence de la période pombaline.
 Fruit des connaissances ésotériques et franc-maçonnes de Carlos Mardel et du Marquis de Pombal, qui était très proche de la franc-maçonnerie de Vienne, en Autriche, cette ancienne place fut conçue en grande partie en référence au Tarot.
 Le Tarot est constitué de 78 cartes ou lames dont les 22 premières sont d'or ou ésotériques (les arcanes majeures) et les 56 autres sont d'argent ou éxotériques (les arcanes mineures).
 Les bâtiments latéraux de la place contiennent ainsi 28 arcs chacuns, leur somme totale étant donc 56 arcades, en relation aux 56 arcanes mineurs. Sur la façade principale, entre les rues do Ouro et da Prata 'de l'Or et de l'Argent), on compte également 22 arcs, 11 dans chaque direction à partir de la rua Augusta, en relation avec les 22 arcannes majeurs.
 Si les deux côtés de la rua Augusta comptent en tout 22 arcs, le monumental Arc de Triomphe serait donc le 23ème, le premier arcanne mineur. Il serait aussi le point de départ vers le village de Mafra, à sept lieues de là, où le Convento do Divino Espirito Santo (Couvent du Divin Saint-Esprit) fut initialement conçu comme la Jérusalem Céleste, le Terreiro do Paço étant sa base terrestre. Le message symbolique final du lieu étant celui de la Jérusalem Céleste qui doit descendre sur Lisbonne, la ville élue.

 

 


13/10/2013 11:06 par Sinfonia

  • 13/10/2013 11:06 par Sinfonia


15/09/2013 18:13 par Sinfonia

  • 15/09/2013 18:13 par Sinfonia

Ricardo Ribeiro

15/09/2013 18:11 par Sinfonia

  


15/09/2013 18:08 par Sinfonia

  • 15/09/2013 18:08 par Sinfonia


15/09/2013 18:04 par Sinfonia

O poeta é um fingidor.
 Finge tão completamente
 Que chega a fingir que é dor
 A dor que deveras sente.


 E os que lêem o que escreve,
 Na dor lida sentem bem,
 Não as duas que ele teve,
 Mas só a que eles não têm.


 E assim nas calhas de roda
 Gira, a entreter a razão,
 Esse comboio de corda
 Que se chama coração.


~


 Feindre est le propre du poète.
 Il feint si complètement
 Qu’il en arrive à feindre qu’est douleur
 La douleur qu’il ressent vraiment.


 Et ceux qui lise ses écrits
 Ressentent sous la douleur lue
 Non pas les deux qu’il a connues,
 Mais bien la seule qu’ils n’ont pas.


 Ainsi, sur ses rails circulaires
 Tourne, accaparant la raison,
 Ce petit train a ressorts
 Qui s’appelle le cœur.

 

 Fernando Pessoa, Autopsicografia.

 

En fond sonore, Misia, , album Ruas, CD1 Lisboarium, track 11 Autopsicografia.

http://sinfonia.vip-blog.com/mp3_blog.php?pseudo=sinfonia&mp3=40648

 

 


15/09/2013 18:01 par Sinfonia

  • 15/09/2013 18:01 par Sinfonia