04/09/2013 09:40 par Sinfonia
04/09/2013 09:42 par Sinfonia
[...]
Sentir tudo de todas as maneiras,
Viver tudo de todos os lados,
Ser a mesma coisa de todos os modos possíveis ao mesmo tempo,
Realizar em si toda a humanidade de todos os momentos
Num só momento difuso, profuso, completo e longínquo.
[...]
~
[...]
Sentir tout de toutes les manières,
Vivre de tous les côtés,
Être la même chose de toutes les façons possibles en
Même temps,
Réaliser en soi toute l’humanité de tous les moments
En un seul moment diffus, profus, total et lointain.
[...]
Fernando Pessoa, « Le passage des heures », Alvaro de Campos, Les grandes odes, Œuvres poétiques, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard.
04/09/2013 09:40 par Sinfonia
30/08/2013 12:11 par Sinfonia
Sandro Costa na Guitarra Portuguesa e Pedro Morato na viola de Fado.
30/08/2013 12:11 par Sinfonia
30/08/2013 12:09 par Sinfonia
30/08/2013 12:08 par Sinfonia
Cloître du Monastère des Jerónimos
Le Cloître est le chef d’œuvre du monastère, terminé en 1544. C’est ici que l’on vient en premier lieu. Au contraire de l’église, son entrée n’est pas gratuite. Il n’y a pas de petits profits, et cet argent est bien sûr nécessaire aux nombreux travaux de restauration et de maintenance d’un tel monument. Mais quel bonheur que de se retrouver dans un endroit de calme, tout entier voué à la réflexion, même lorsqu’il est rempli de touristes ! Enfin « rempli » est ici tout relatif, on n’étouffe pas sous les hordes d’appareils photos et de cris. Le premier niveau est l’œuvre de Boitaca, tandis que le niveau supérieur est un travail de João de Castilho. Le tout est harmonieux, et sera conclu par Diogo de Torralva en 1541. João de Castilho était espagnol, et c’est tout naturellement que l’on retrouve dans ses œuvres les influences du Plateresque espagnol. C’est dans le cloître que l’on retrouvera le tombeau du poète Fernando Pessoa, datant de 1985.
L’importance de l’édifice et de ses nombreuses sections (Sacristie, Salle du Chapitre, Bibliothèque avec sa grande expo permanente sur l’Histoire du Portugal…) feront l’objet de futurs articles . Un seul article ne suffit pas pour tout vous raconter sur cette œuvre majeure du génie portugais ! C’est un endroit qu’il ne faut surtout pas rater en venant à Lisbonne ! Il suffit de penser que la principale pâtisserie portugaise, le Pastel de Nata, a été créé par des moines issus de ce monastère pour comprendre toute l’importance de ce bâtiment pour les portugais, en plus du symbole national qu’il représente.
30/08/2013 12:08 par Sinfonia
30/08/2013 12:07 par Sinfonia
Eglise de Santa Maria de Belém
L’architecture de cette église imposante est vraiment originale. Tout d’abord, le choix du gothique tardif, et cette église-halle, où les nefs sont toutes de même hauteur et largeur, que l’on retrouve plus souvent en Allemagne qu’en Péninsule Ibérique. Ensuite, l’Art Manuélin atteint ici des sommets. La première impression que j’ai eue en regardant ce foisonnement de colonnes finement sculptées, dans le jeu d’ombres et lumière des vitraux, était de me retrouver dans une forêt tropicale. Curieuse impression, mais justifiée, souvenons-nous que tout l’Art Manuélin évoque les Découvertes Maritimes, et par conséquent les pays explorés par les portugais, avec ces motifs marins, mais aussi ces sculptures en formes de racines, de plantes… C’est bien sûr dans cette église que les rois de cette période faste du Portugal sont inhumés, avec le tombeau de Dom Manuel Ier, mais aussi de Dom João III et de Dom Sebastião, ainsi que de leurs épouses. Leurs tombeaux évoquent également ces contrées exotiques, il suffit de regarder les éléphants sculptés sur lesquels ils reposent…
La « Capela-mor », ou chapelle principale, est plus tardive, de la fin du XVIe siècle. Conçue par Diogo de Torralva et construite par Jerónimo Ruão, ce n’est plus vraiment de l’Art Manuélin, mais bien de l’Art Maniériste. Tout ici est fait avec des marbres polychromes. Les tableaux, représentant des scènes de la Passion, ont été peints par Lourenço de Salzedo à la même époque. Le tabernacle fut conçu entre 1674 et 1678. Entièrement en argent, il fut offert par le roi Dom Afonso VI en remerciement à Dieu pour sa victoire des Montes Claros de 1665, imposant définitivement l’indépendance du Portugal vis-à-vis de l’Espagne.
Le « haut-chœur », ou coro-alto, est un deuxième chœur de l’église. Comme son nom l’indique, il est situé en hauteur, dominant les nefs. Nous pouvons y admirer des tableaux représentant les apôtres. Sur la douzaine de tableaux, deux sont manquants, disparus lors du tremblement de terre de 1755. Leur auteur n’est pas connu. C’est ici que les moines se retrouvaient pour chanter et prier, en attendant la finalisation au XIXe siècle de la construction de la Salle du Chapitre.
30/08/2013 12:05 par Sinfonia
30/08/2013 12:05 par Sinfonia
Architecture du Monastère des Hiéronymites
L’architecture dominante du monastère est le gothique tardif, ici sous sa forme Manuéline, une architecture typiquement portugaise du début du XVIe siècle, correspondant au règne du roi D. Manuel Ier : de 1495 à 1521. L’architecture manuéline se caractérise par d’abondantes décorations évoquant les Découvertes, la mer et les symboles du Portugal. Ainsi, il n’est pas rare de voir des cordages de pierre, des coquillages et de fins détails, donnant ses derniers éclats à un gothique finissant. Lorsque l’on arrive au monastère, il est impossible de rater l’imposante Porte Sud, se détachant par son foisonnement de détails des murs blancs de l’église du monastère. Cette porte, œuvre de João de Castilho, est monumentale, par sa taille, mais surtout par ses sculptures. On y retrouvera l’Infant Henri, ou « Henri le Navigateur », principal instigateur des Découvertes Maritimes portugaises.
La Porte Occidentale, par où le public entre dans l’église est un autre des trésors du monastère. Les détails foisonnent, les sculptures sont fines et détaillées. On y retrouvera le roi Dom Manuel Ier et Dona Maria agenouillés en oraison, ainsi que Saint Vincent, patron de Lisbonne et des apôtres. Une fois passée la porte monumentale, nous nous retrouvons dans l’église, Igreja de Santa Maria de Belém. Dans cette église, nous retrouverons les tombeaux des plus grandes figures de l’histoire maritime du Portugal, qui ont marqué à jamais de leur empreinte l’histoire européenne et mondiale. N’ayons pas peur des mots, Vasco de Gama est considéré par les portugais, sûrement à juste titre, comme étant le plus grand navigateur qui soit ! C’est ici qu’il a son tombeau monumental, seulement égalé par celui du grand écrivain des « Lusiadas », Luis Vaz de Camões, de l’autre coté de l’église. Ces tombeaux sont tardifs, sculptés au XIXe siècle par Costa Mota. Les belles sculptures originales du monastère sont, pour beaucoup, un travail du sculpteur français Nicolas Chantereine, qui vécu la plus grande partie de sa carrière professionnelle au Portugal.
