30/08/2013 12:04 par Sinfonia

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30/08/2013 12:02 par Sinfonia

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30/08/2013 11:59 par Sinfonia

Histoire du Mosteiro dos Jerónimos

 


Tout commença avec la découverte par Vasco de Gama de la route maritime des Indes, affranchissant enfin le commerce européen des lourdes taxes imposées par les Arabes. En effet pour se rendre en Inde, il fallait traverser des territoires qui à l’époque étaient contrôlés par les musulmans. Pour fêter cet heureux événement, le roi Dom Manuel Ier demande au Pape la permission de construire un grand monastère. La construction débutera en 1502, avec ce monastère consacré à Sainte Marie de Bethléem, ou, en portugais, Santa Maria de Belém. Le monastère, voulu par le roi Manuel Ier, allait désormais héberger les moines de l’ordre des Hiéronymites, c’est-à-dire l’ordre de Saint Jérôme. L’endroit idéal pour bâtir le nouvel édifice serait l’ancienne plage du Restelo, un endroit à l’embouchure du Tage, un endroit que tous les bateaux partant ou arrivant de Lisbonne peuvent voir. Il existait déjà sur l’endroit une chapelle, « Ermida do Restelo », construite par Henri le Navigateur. De cet endroit stratégique, les moines de l’Ordre du Christ pouvaient prêter assistance aux pèlerins de passage. Vasco de Gama et ses hommes avaient prié en cet endroit juste avant de partir en expédition pour les Indes.

L’architecte choisi n’est autre que Diogo Boitaca, l’un des principaux artisans du style que l’on nomme aujourd’hui de « Manuélin », du nom du roi. Avant de venir aux Jerónimos, il avait déjà fait ses preuves au monastère de Jésus à Setúbal. Son bon travail lui permit surement d’obtenir la faveur du roi, qui lui confia la construction la plus prestigieuse de son époque. Je vous avais déjà parlé de cet architecte, il avait également participé à la construction du cloître royal du monastère de Batalha ! Boitaca (ou peut-être Boytac) travailla sur le chantier du monastère lisboète jusqu’en 1516, date à laquelle il commença à travailler pour Batalha. Pour le succéder, c’est son assistant João de Castilho qui sera naturellement choisi. Il faudra attendre un siècle pour que le monastère soit terminé, se succédant, après João de Castilho, les architectes Diogo de Torralva puis Jerónimo de Ruão (ou Jérôme de Rouen).
Le choix de l’emplacement pour la construction du monastère, sur une plage, en terrain sableux est une des explications du peu de dégâts provoqués par le tremblement de terre de 1755. Quoiqu’il en soit, les dortoirs furent touchés, et reconstruits, avec un profond remaniement au XIXe siècle. C’est ici que se trouve le Musée de la Marine et le Musée National d’Archéologie, où l’ont peut découvrir les trésors retrouvés des différentes fouilles en territoire portugais, allant de l’âge du Bronze jusqu’à la période Wisigothique. Les dégâts du tremblement de terre furent relativement bénins face à ceux que provoquèrent les troupes napoléoniennes au début du XIXe siècle.
En 1833, avec la fin des ordres monastiques au Portugal, les religieux, qui occupaient l’endroit depuis 400 ans, durent quitter les lieux, le monastère devenant propriété de l’Etat. Ils seront remplacés par la Casa Pia jusque dans les années 1940, une institution de charité pour enfants. L’importance de l’édifice tout entier, ainsi que la Tour de Belém toute proche n’ont pas échappé à l’UNESCO, qui en 1983 en fait un « patrimoine mondial de l’Humanité ».


 


30/08/2013 11:58 par Sinfonia

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30/08/2013 11:55 par Sinfonia

Lisbonne, capitale du Portugal, a connu toutes sortes d’influences, venues des quatre coins du monde. A l’époque où le pays faisait du commerce sur toute la planète, la ville se construisait et se parait de monuments magnifiques. Sous le roi Manuel Ier, le Portugal atteint son apogée, en contrôlant le commerce mondial. L’argent coulait à flots, les européens s’arrachaient les produits que les portugais apportaient de l’autre bout du monde. Une des plus grandes réalisations de cette époque faste est encore visible aujourd’hui, le Monastère des Hiéronymites, ou en portugais, le « Mosteiro dos Jerónimos ».
Pour ceux qui aiment se souvenir de la grande époque des Découvertes, où une poignée de marins s’engageaient sur de frêles bateaux de bois à la recherche de la fortune en Inde, en Amérique ou en Chine, le quartier de Lisbonne idéal est sans aucun doute Belém. Situé à l’extrême ouest de Lisbonne, le quartier regorge de monuments majeurs. Par chance, sa situation périphérique par rapport au centre de Lisbonne lui a permis d’échapper presque indemne du gigantesque tremblement de terre de 1755. C’est ici que nous pouvons avoir une vague idée de ce qu’avait pu être Lisbonne du temps de sa splendeur, du temps où le roi ne ménageait pas les constructions formidables. Le monastère, monument central de Belém est sans doute le symbole par excellence de la richesse du Portugal au XVIe siècle : pour construire un tel monument, l’argent des taxes sur le poivre suffit à lui seul pour tout financer !
Vous l’aurez compris, le monastère des Jerónimos est de visite obligatoire. Pour y aller, rien de mieux que de prendre le tramway, rapide et efficace depuis le centre de la ville. Impossible de rater la sortie, vue la taille imposante de l’édifice. Situé au bord du Tage, certaines infrastructures modernes viennent gâcher sa localisation : sans doute le prix à payer pour avoir une ligne de chemin de fer, qui coupe le monastère du bord du fleuve, où l’on pourra retrouver l’autre grand monument datant des découvertes, la Tour de Belém… Quoiqu’il en soit, ce n’est pas l’espace qui manque, et la fabuleuse « Praça do Império », avec sa fontaine de proportions colossales, rehausse la perspective que l’on peut avoir du monastère. En descendant du tram, nous sommes frappés par la blancheur des murs, se détachant, en plein été, sur le bleu du ciel. Toute Lisbonne est une ville tournée vers la lumière, ces rayons de soleil si caractéristiques du sud. Ici, la sensation d’espace, mêlée à cette luminosité si particulière nous chantent le grandiose, nous rappelant le temps jadis, où les bateaux déchargeaient dans Lisbonne leurs richesses.
 


30/08/2013 11:54 par Sinfonia

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Misia

27/08/2013 16:37 par Sinfonia

  


27/08/2013 16:35 par Sinfonia

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27/08/2013 16:34 par Sinfonia

Lisboa cidade amiga
que és meu berço de embalar
ensina-me uma cantiga
das que tu sabes cantar

Uma cantiga singela
Daquelas de enfeitiçar
P'ra eu cantar à janela
Quando o meu amor passar

Sempre que Lisboa canta
Não sei se canta
Não sei se reza
A sua voz com carinho
Canta baixinho
Sua tristeza

Sempre que Lisboa canta
à gente encanta
Sua beleza
Pois quando Lisboa canta
Canta o fado
com certeza

Eu quero dar-te um castigo
Por tanto te ter amado
Quero que cantes comigo
Os versos do mesmo fado

Quero que Lisboa guarde
Tantos fados que cantei
Para cantar-me mais tarde
Os fados que lhe ensinei.


Carlos Rocha,Sempre que Lisboa canta.