27/08/2013 16:32 par Sinfonia
27/08/2013 16:32 par Sinfonia
27/08/2013 16:31 par Sinfonia
Não estou pensando em nada
E essa coisa central, que é coisa nenhuma,
É-me agradável como o ar da noite,
Fresco em contraste com o verão quente do dia,
Não estou pensando em nada, e que bom !
Pensar em nada
É ter a alma própria e inteira.
Pensar em nada
É viver ìntimamente
O fluxo e o refluxo da vida…
Não estou pensando em nada.
É como se me tivesse encostado mal.
Uma dor nas costas, ou num lado das costas,
Há um amargo de bôca na minha alma :
É que, no fim de contas,
Não estou pensando em nada,
Mas realmente em nada,
Em nada…
~
Je ne pense à rien,
et cette chose centrale, qui n’est rien,
m’est agréable comme l’air de la nuit,
frais en contraste avec le jour caniculaire.
Je ne pense à rien, et que c’est bon !
Ne penser à rien,
c’est avoir une âme à soi et intégrale.
Ne penser à rien,
c’est vivre intimement
le flux et le reflux de la vie…
Je ne pense à rien.
C’est comme si je m’étais appuyé
dans une fausse posture.
Un mal aux reins, ou d’un côté des reins,
mon âme a la bouche amère :
c’est que, tout bien compté,
je ne pense à rien,
mais vraiment à rien,
à rien…
Fernando Pessoa, Poésies d’Alvaro de Campos / Poesias de Alvaro de Campos, Traduit du portugais et préfacé par Armand Guibert, Gallimard, 1968, p. 123 et 122.
Dia de festa
27/08/2013 16:28 par Sinfonia
J'avais crée ce blog dans le but de mettre en ligne de la musique. J'avais oublié un détail crucial : il faut publier et patienter un certain temps pour ce faire ... Le jour J est arrivé et c'est avec plaisir que je vais pouvoir tendre vers l'objectif initialement fixé. Celles et ceux qui apprécient le fado pourront s'en donner à coeur joie, les autres pourront le découvrir s'ils le souhaitent ...Pour fêter ça, je passe à la couleur: que la lumière soit!
26/08/2013 18:42 par Sinfonia
Raquel Tavares
26/08/2013 18:42 par Sinfonia
26/08/2013 18:41 par Sinfonia
26/08/2013 18:40 par Sinfonia
Fête des Saints populaires de Lisbonne
Plus qu'une image pieusement vénérée, Saint Antoine est une sorte d'ami intime des Portugais et plus généralement de tous les peuples lusophones. Patron des amoureux et des mariages, on peut lui demander des tas de choses, comme un mari, retrouver des objets perdus, etc. S'il ne répond pas à nos prières - et c'est le seul saint avec lesquel les Portugais se le permettent - on peut se fâcher avec lui pendant quelques temps et le punir en retournant sa statue ou l'isoler au fond d'un tiroir! Bref, Saint Antoine est si populaire que la plupart des Lisboètes - même des fonctionnaires de la mairie - croient dur comme fer qu'il est le patron de Lisbonne... alors que c'est Saint Vincent! La St-Antoine est d'ailleurs un jour férié à Lisbonne et dans quelques autres villes portugaises. Ce jour marque 12 jours de festivités très importantes, les "Santos Populares", qui s'achèvent à la St-Pierre, avec un point culminant - notamment à Porto, pour la St-Jean.
Ces fêtes populaires ont un esprit plus païen que vraiment religieux. Point de processions ni d'aides financières de la part de l'Eglise ou des autorités, même si au fil du temps, elles sont devenues les fêtes officielles de la capitale portugaise. L'argent pour les organiser est recueilli plusieurs semaines à l'avance par les habitants de Lisbonne et les associations de quartier. Chaque quartier participera ce soir, à minuit, aux "marchas populares", un grandiose défilé dansant et costumé sur l'Avenida da Liberdade. Les costumes et décorations de rue sont préparés tout au long de l'année par ceux qui représenteront leur arrondissement.
Les rues sont décorées de fleurs en papier, de lampions et de guirlandes et uniquement pendant les Saints Populaires, tout le monde à le droit d'ouvrir une terrasse dans la rue et d'y servir des repas et des boissons. Le voisinage prête tréteaux, vaisselle et barbecues pour l'occasion. Les menus sont très simples: sardines grillées que l'on paie à la pièce, pain, ventrèche, poivrons grillés, salade, vin au tonneau, bière et sangria, à déguster dans la rue, pendant que les voisines chantent un petit fado. Toutes les nuits, il y a des bals populaires animés. Et l'on achète de charmants pots de basilic à petites feuilles à offrir à ceux que l'on aime. Partout, des marchandes de basilic proposent ces petits pots, ornés d'un oeillet en papier et d'un quatrain rimé que l'on choisira en fonction de la personne à qui l'on va l'offrir : déclaration d'amour, témoignage d'amitié, etc.
Auront également lieu les mariages de la St-Antoine, une tradition typiquement lisboète qui date de la seconde moitié du XIXe siècle. La Mairie de Lisbonne offre vêtements de mariage, fête et cadeaux à une vingtaine de couples moins favorisés et résidant dans la ville intra-muros.
26/08/2013 18:39 par Sinfonia
26/08/2013 18:38 par Sinfonia
Saint Antoine de Padoue
Religieux de Saint-François, docteur de l’Eglise - (1195-1231)
Saint Antoine était né à Lisbonne, en 1195, de la famille glorieuse de Godefroy de Bouillon premier roi de Jérusalem, dont une branche s’était implantée en Portugal.
A quinze ans, il entra dans l’Ordre des Chanoines réguliers de Saint-Augustin. Un jour qu’il était retenu à l’infirmerie du couvent par les devoirs de sa charge, il eut, au moment de l’élévation de la Messe, un ardent désir de voir le Sauveur, et il se mit à genoux : ô merveille ! Les murs de l’église s’entr’ouvrent et lui laissent voir l’autel, où il adore ravi, la sainte Victime.
Cependant Antoine était appelé de Dieu à devenir disciple de saint François ; il sentit le premier appel à la vue de cinq religieux franciscains s’embarquant pour les missions d’Afrique ; l’appel fut définitif, quand, quelques mois plus tard, les reliques de ces cinq religieux, devenus martyrs de la foi, furent apportées providentiellement au monastère où il vivait. Antoine se sentit dès lors irrésistiblement entraîné vers un Ordre où il pourrait donner son sang pour Jésus-Christ. Il arriva en Italie avant la mort de saint François.
Placé à la cuisine d’un couvent, il fut un jour appelé par son supérieur pour prêcher, sans préparation, à la communauté. Il commença simplement ; mais bientôt il s’éleva à une telle hauteur de doctrine et d’éloquence, qu’il émerveilla toute l’assemblée. L’Esprit-Saint, qui transforma les Apôtres, avait rempli l’humble Antoine. Dès lors il occupe les grandes charges de l’Ordre, il évangélise les villes et les campagnes, enseigne dans les universités de Montpellier, de Toulouse, de Bologne et de Padoue. Par ses prédications accompagnées de prodiges, il mérite le surnom de Marteau des hérétiques. Parmi les innombrables miracles de ce grand Thaumaturge, remarquons ceux qui suivent.
Son père avait été injustement condamné à mort, à Lisbonne, pour un meurtre qu’il n’avait pas commis. L’esprit de Dieu transporta Antoine en son pays natal ; il alla tirer le mort de sa tombe et lui fit proclamer l’innocence de l’accusé. A la même heure, Antoine, de retour à Padoue, se rendait à l’office où la cloche appelait les religieux.
Une autre fois, prêchant sur le bord de la mer, il vit venir une multitude de poissons pour l’entendre, et donner une leçon aux hérétiques qui se bouchaient les oreilles ; ils ne partirent qu’après s’être inclinés sous sa bénédiction.
Saint Antoine est célèbre par l’apparition de l’Enfant Jésus, qui vint un jour se mettre entre ses bras. On l’invoque avec succès pour retrouver les objets perdus.
Aldina Duarte
25/08/2013 18:53 par Sinfonia
