25/01/2016 18:22 par Sinfonia
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25/01/2016 18:21 par Sinfonia
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25/01/2016 18:20 par Sinfonia
Eternels passagers de nous-mêmes, il n’est pas d’autre paysage que ce que nous sommes. Nous ne possédons rien parce que nous ne nous possédons pas nous-mêmes. Nous n’avons rien car nous ne sommes rien. Quelles mains pourrais-je tendre, et vers quel univers ? Car l’univers n’est pas à moi : c’est moi qui suis l’univers.
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Transeuntes eternos por nós mesmos, não há paisagem senão o que somos. Nada possuímos, porque nem a nós possuímos. Nada temos porque nada somos. Que mãos estenderei para que universo? O universo não é meu: sou eu.
Bernardo Soares/Fernando Pessoa, Le livre de l'intranquillité, Extrait.
