21/05/2014 13:00 par Sinfonia
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21/05/2014 12:59 par Sinfonia
21/05/2014 12:59 par Sinfonia
21/05/2014 12:58 par Sinfonia
21/05/2014 12:57 par Sinfonia
O Fado nasceu um dia,
Quando o vento mal bulia
E o céu o mar prolongava,
Na amurada dum veleiro,
No peito dum marinheiro
Que, estando triste, cantava,
Que, estando triste, cantava.
Ai, que lindeza tamanha,
Meu chão, meu monte, meu vale,
De folhas, flores, frutas de oiro,
Vê se vês terras de Espanha,
Areias de Portugal,
Olhar ceguinho de choro.
Na boca dum marinheiro
Do fragil barco veleiro,
Morrendo a canção magoada,
Diz o pungir dos desejos
Do labio a queimar de beijos
Que beija o ar, e mais nada,
Que beija o ar, e mais nada.
Mãe, adeus. Adeus, Maria.
Guarda bem no te sentido
Que aqui te faço uma jura:
Que ou te levo à sacristia,
Ou foi Deus que foi servido
Dar-me no mar sepultura.
Ora eis que embora outro dia,
Quando o vento nem bulia
E o céuo mar prolongava,
A proa de outro velero
Velava outro marinheiro
Que, estando triste, cantava,
Que estando triste, cantava.
~
Le Fado est né un jour
Quand le vent soufflait à peine
Et le ciel sortait de mer,
Sur le pont d'un voilier,
Dans le coeur d'un marin
Qui était triste et qui chantait.
Ah! Quelle beauté plus immense,
Terre où je marche, ma montagne et ma vallée
Parmi feuilles, fleurs et fruits d'or,
Vois si tu vois les terres d'Espagne,
Les sables du Portugal,
Dans un regard aveuglé de pleurs.
Dans la bouche d'un marin
Sur ce fragile bateau à voiles
Le chant de douleur se meurt,
Dans la blessure du désir,
La lèvre brûlée de baisers
Qui embrasse le vent et rien de plus.
Adieu ma mère, adieu Marie,
Garde bien au fond de toi
La promesse que je te fais
De te mener jusqu'à la sacristie,
A moins qu'à Dieu ne plaise
De me donner la mer pour sépulture.
Mais voilà qu'un autre jour
Quand le vent soufflait à peine
Et le ciel sortait de terre,
A la proue d'un autre voilier
Se tenait un autre marin
Qui était triste et qui chantait.
Ah! Quelle beauté plus immense,
Terre où je marche, ma montagne et ma vallée,
Parmi feuilles, fleurs et fruits d'or,
Vois si tu vois les terres d'Espagne,
Les sables du Portugal,
Dans un regard aveuglé de pleurs.
José Régio, Fado Português.
