19/12/2013 19:17 par Sinfonia

  • 19/12/2013 19:17 par Sinfonia


19/12/2013 19:14 par Sinfonia

 

A pressa febril da vida moderna

 

A lentidão da nossa vida é tão grande que não nos consideramos velhos aos quarenta anos. A velocidade dos veiculos retirou a velocidade às nossas almas. Vivemos muito devagar e é por isso que nos aborrecemos tão facilmente. A vida tornou-se para nòs uma zona rural. Não trabalhamos o suficiente e fingimos trabalhar demasiado. Movemo-nos muito rapidamente de um ponto onde nada se faz para outro onde não hà nada que fazer, e chamamos a isto a pressa febril da vida moderna. Não é a febre da pressa, mas sim a pressa da febre. A vida moderna é um lazer agitado, uma fuga ao movimento ordenado por meio da agitação.

 

 

~

 

[...] La vitesse nos véhicules a retiré la vitesse à nos âmes [...] Nous ne travaillons pas assez et prétendons travailler trop. Nous nous déplaçons très rapidement d'un point où rien ne se fait à un autre point où il n'y a rien à faire, et nous appelons cela la précipitation fievreuse de la vie moderne. [...] La vie moderne est un loisir agité, une réduction du mouvement ordonné à l'agitation.

 

Fernando Pessoa, Erostrate/Erostrato, Extrait/Excerto.


18/12/2013 19:24 par Sinfonia

Erostrate est un petit essai de l'ecrivain portugais Fernando Pessoa, portant sur "le destin de l'oeuvre littéraire". L'éditeur nous informe preliminairement que cet essai (inachevé) a probablement été composé en 1925, mais seulement édité pour la première fois en 1973, de façon posthume. Pessoa nous parle de l'oeuvre littéraire, mais aussi des conditions grâce auxquelles un homme accède à la célébrité et à la reconnaissance de son oeuvre. Pour expliquer ces conditions, Pessoa crée des catégories mentales qui expliquent la nature d'un artiste: le génie, le talent et l'esprit. Ces catégories ne sont pas sans s'influencer entre elles, et c'est justement le bon mélange qui fait que par exemple, un génie ne restera pas cloisonné dans l'intelligence pure, mais s'il a du talent, saura organiser son génie, afin de le transmettre, et transcender son oeuvre.

Cette étude passionnante (et totalement subjective de la part de Pessoa) est placée, de par son titre, sous la figure tutélaire d'Erostrate. Erostrate était l'incendiaire du temple d'Artémis à Ephèse en 356 avant JC. Soumis à la torture après sa capture,il avoua avoir commis son crime "afin que la destruction d'un si magnifique ouvrage répandît son nom dans tout l'univers". Ainsi, Erostrate commit un crime afin de devenir célèbre -et il y reussit, puisque plus de 2000 ans plus tard, on parle encore de lui ... Ce qui est interessant dans le choix d'Erostrate l'est encore plus dans le traitement de cet exemple par Pessoa dans son essai; en effet, hormis le titre et un chapitre consacré à l'incendiaire grec, dans lequel Pessoa raconte le nefas d'Erostrate et fait un parallèle entre l'incendie de la divinité et le rituel d'initiation blasphématoire des Templiers (détruire l'idole pour mieux la servir), hormis ces occurences, Erostrate est absent du reste de l'essai. Pessoa ne disserte pas sur Erostrate, il erostratise ses lectures d'autre auteurs, il detruit les idoles. Pessoa conceptualise immédiatement le comportement d'Erostrate et l'applique, sans tarder. Pour l'auteur portugais, Erostrate est devenu "grand par le pouvoir de son individualité", il est allé au-delà de sa passion, de son amour pour la déesse dont il a détruit le temple, mais s'est assuré ainsi l'immortalité.

Pour Pessoa, un auteur doit être erostratien, et il l'est lui-même dans cet essai, dans lequel il parle des artistes dont il admire le génie (Shakespeare, Milton) et ceux qu'il désacralise (Shaw Edgar Wallace ... ). Et en bon erostratien, Pessoa, durant la grosse centaine de pages de cet essai, nous parle avant tout de lui-même, et de son envie de célebrité, c'est à dire de postérité. Fernando Pessoa est mort pauvre et inconnu du grand public à Lisbonne en 1935, seulement pour être découvert après sa disparition et devenir l'auteur portugais le plus important du XXè siècle. Il entre alors dans une des catégories qu'il a lui-même inventées: le génie se manifestant comme étant "une inadaptation  à l'environnement", plus le génie est en avance sur son époque (son "environnement"), moins il sera reconnu par ses contemporains; seules les générations futures, reconnaissant en lui un précurseur, le porteront aux cîmes de la renommée universelle: ce fut exactement le destin particulier de Pessoa.

La morale de cet essai, si morale il doit y avoir, est plutôt une voie à suivre: un auteur doit être erostratien, il doit incendier les idoles, de l'espèce de celles qui peuplent les rayons de librairie, il doit être iconoclaste, dans tous les sens du terme, même si pour cela il doit mettre à mal son amour pour ces idoles. C'est à ce prix là que s'acquiert non seulement la célebrité, mais aussi la reconnaissance ...    


18/12/2013 18:40 par Sinfonia

  • 18/12/2013 18:40 par Sinfonia


18/12/2013 18:39 par Sinfonia

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Aldina Duarte

15/11/2013 10:42 par Sinfonia

  


15/11/2013 10:41 par Sinfonia

Alfama

 


On a du mal à croire aujourd'hui que ce quartier modeste ait été autrefois la partie la plus prisée de la ville. A l'époque maure, la ville se limitait aux ruelles autour du château fortifié. Le déclin commença au Moyen Age, lorsque les résidents fortunés, redoutant les séismes, partirent plus à l'ouest, abandonnant le quartier aux pêcheurs et aux indigents. Les bâtiments ont survécu au tremblement de terre de 1755 et bien qu'il ne reste plus d'édifices maures, le quartier a conservé sa disposition rappelant une casbah. Des maisons compactes bordent les rues et les escaliers escarpés, et du linge sèche aux fenêtres. Des travaux de restauration ont enfin été entamés dans certaines zones. L'Alfama est dominée par l'imposant Castelo de São Jorge, qui couronne la colline orientale de Lisbonne. Bastion défensif et palais royal jusqu'au XVIe siècle, le château est aujourd'hui un lieu de promenade très apprécié, offrant de belles vues depuis les remparts reconstruits.
A l'ouest de l'Alfama se dressent fièrement les deux tours jumelles de la Sé. Au nord-est, le dôme de l'église Santa Engracia et la façade blanche de São Vicente de Fora se détachent.

 


A découvrir:

Le Miradouro de Santa Luzia, L'eglise de São Vicente de Fora, La Feira da Ladra (marché aux puces le mardi et samedi), L'eglise de Santa Engracia (le Panthéon national qui abrite les cénotaphes de personnages historiques comme Vasco de Gama, Afonso de Albuquerque vice roi des Indes, Henri le Navigateur. On y trouve également des tombes plus contemporaines comme celle de la célèbre fadista Amalia Rodrigues... A noter une vue exceptionnelle sur la ville au sommet du dôme), La Sé, Le Castelo de São Jorge...


15/11/2013 10:40 par Sinfonia

  • 15/11/2013 10:40 par Sinfonia


15/11/2013 10:39 par Sinfonia

  • 15/11/2013 10:39 par Sinfonia

Alfama, Santo Estevão ... j'Aime! <3


15/11/2013 10:37 par Sinfonia

  • 15/11/2013 10:37 par Sinfonia